Archive pour septembre 2006

Services publics bradés !

mardi 5 septembre 2006

Refuser la privatisation de GDF c’est d’abord protéger un service public ; mais c’est aussi refuser de brader notre patrimoine dans l’intérêt exclusif de quelques grands actionnaires privés.

La loi des marchés financiers n’est pas notre crédo ; mais elle a le mérite de révéler quelques vérités éloquentes qui doivent nous faire réfléchir :

– si les titres d’EDF, des Autoroutes du Sud… entre autres, ont si rapidement dégagé d’importantes plus values boursières, ce n’est pas parce que d’un coup de baguette magique ces sociétés ont pris une valeur ajoutée ; mais bien parce qu’elles ont été bradées par l’Etat à notre détriment !

– si les vautours (SUEZ, ENEL, PINEAU….) ne réussissent même plus à masquer leur impatience quelques jours avant que la droite leur offre GDF sur un plateau doré, c’est que la proie est belle et nous français seront demain plumés !

Ne laissons pas la droite, nous priver d’un service public tout en nous appauvrissant !

Le débat sur la privatisation de GDF, des chiffres.

mardi 5 septembre 2006

Plus de 137 000 amendements. C’est ce qu’avaient déposé les groupes socialiste, communiste et centriste contre le projet de loi ‘énergie’.

Ils se sont servis de ce nombre impressionnant pour faire pression sur le gouvernement.

Celui-ci avait usé et abusé du 49-3 ces derniers mois pour faire passer des textes sans discussion à l’Assemblée nationale.

L’opposition, elle, voulait un vrai débat.

Le président du groupe socialiste de l’Assemblée a alors proposé de ne défendre qu’une fois chaque amendement contre la promesse du gouvernement de ne pas utiliser le 49-3.

Villepin et Debré, qui savaient que la loi renvoyait Sarkozy à ses mensonges (un an avant, il avait fait voter une loi garantissant que GDF resterait public à plus de 70%), ont finalement accepté.

Le PS, comme le PC, ont eu ainsi l’assurance de pouvoir se prononcer et participer, pour une fois, à un vrai débat de la représentation nationale.

Conclusion : environ 700 amendements de fond, 16 jours pleins de débats. Ils sont tous consultables sur le site Internet de l’Assemblée nationale.

Le PS, le PC et l’UDF ont voté contre, 40 députés UMP n’ont pas pris part au vote, 10 ont voté contre, 7 se sont abstenus…

 

Le combat continue. Le texte doit encore passer devant le Sénat, et les socialistes déposeront un recours devant le conseil constitutionnel. Solidaire de la mobilisation sociale, le Parti Socialiste défendra à l’occasion des échéances de 2007 l’idée d’un pôle public de l’énergie regroupant EDF et GDF, alternative à l’absorption de GDF par Suez.

Zoom sur l’université d’été du PS

mardi 5 septembre 2006

            Vue de l’extérieur, l’Université d’été du Parti Socialiste semble bien souvent floue. Qu’est-ce que cette université ? A quoi sert-elle ? Pour qui ? Pourquoi ?

            L’université d’été du PS ce sont trois jours de débats et de rencontres des  militants PS et MJS avec des dizaines d’invités, des autres formations de gauche (PCF, MRC, Verts, PRG), du milieu associatif (LDH, SOS Racisme, LGBT, Greenpeace) syndical (toutes les grosses formations) et mutualiste mais également des chercheurs du CNRS, des professeurs.

            C’est un cadre d’échanges et de débats en séances plénières qui rassemblent un grand nombre de militants avec des interventions de personnalités, experts, invités et en ateliers, sorte de table ronde rassemblant  élus, experts, invités et simples militants pour débattre autour d’un thème précis : l’Europe, l’éducation, l’emploi, l’immigration, la justice etc.

C’est dans ce cadre que Le Mouvement des Jeunes Socialistes, autonome du Parti Socialiste, a souhaité inviter un par un tout les candidats potentiel aux primaires du PS pour débattre avec les jeunes socialistes. Les questions non préparées furent parfois déroutantes pour les candidats qui se sont prêtés au jeu.

D’autres plénières ont également été organisées avec des responsables politiques des jeunes progressistes libanais et des jeunes du Meretz Israélien.

            C’est aussi un espace de Formation en effet, ces trois jours permettent aux militants et aux élus de se documenter, de se former aux débats, de mieux connaître les dossiers pour pouvoir ainsi mieux répondre aux attentes des français.

C’est aussi une fête et le samedi soir est réservé à la détente. Les jeunes socialistes sont souvent là pour le rappeler aux aînés.

 

            Voilà un aperçu du déroulement d’une université d’été, loin des clichés qui peuvent apparaître dans les médias, loin des querelles intestines qui peuvent transparaître, qui est d’abord un lieu d’échange et de convivialité, pour préparer une rentrée politique, qui cette année s’annonce chargée !

Prévention de la délinquance

mardi 5 septembre 2006

Le projet de loi sur la prévention de la délinquance, examiné par le Sénat les 13, 14, 19 et 21 septembre, est le sixième texte en matière de sécurité depuis 2002.


La gesticulation législative de la droite ne peut masquer l’échec total de sa politique. Celle-ci, en supprimant la police de proximité, et en ne s’attaquant pas aux causes de l’insécurité, a eu pour résultat une intensification sans précédent des violences contre les personnes qui, en quatre ans, ont augmenté de 27%.

Ce texte consacre la criminalisation des personnes souffrant de maladies mentales, autorise l’enfermement des mineurs, et la répression chez les délinquants potentiels de… 3 ans !

Enfin, il confie au maire des pouvoirs exceptionnels de police et de justice. Ce n’est pas responsable. L’Etat doit prendre ses responsabilités et assurer la sécurité et la justice de façon homogène sur tout le territoire. Le maire est actuellement l’élu le plus reconnu et le plus respecté. Si le gouvernement veut en faire un gendarme de plus, il risque de perdre son autorité naturelle et ne plus constituer le lien indispensable entre les citoyens et l’Etat.

Les sénateurs PS ont voté contre ce texte liberticide et inefficace.