Archive pour décembre 2011

Hier les primaires, demain le changement !

vendredi 16 décembre 2011

Les 9 et 16 Octobre 2011 ce sont 642 Lambescaines et Lambescains qui ont participé aux Primaires Citoyennes. Nous tenons à les remercier d’avoir participé à cette aventure démocratique sans précédent.

Nous voulons aussi remercier et féliciter toutes celles et ceux, militants ou sympathisants socialistes, qui ont assuré le succès de cette primaire, par leur implication tout au long de ces mois de campagne, et leur participation à l’organisation des deux tours de scrutin.

A Lambesc comme partout ailleurs dans le département et en France, cette consultation s’est déroulée dans le calme, le sérieux et la sérénité. Elles sont loin les critiques puériles des leaders UMP qui ont constamment cherché à discréditer cette consultation, en agitant les spectres de la triche et la manipulation.

On peut se féliciter de tout le travail d’organisation qui a été mis en place par les instances nationales et départementales pour tout coordonner, tout organiser dans la plus parfaite neutralité et avec une remarquable efficacité. Nous sommes fiers d’avoir localement participé et contribué à cette réussite.

C’est une grande satisfaction pour nous de constater qu’un grand nombre de citoyens sont venus librement donner leur avis et participer au choix d’un candidat qui demain portera les couleurs de la France, c’est du moins ce que nous espérons.

François Hollande est désormais notre candidat, choisi par le peuple de gauche, à Lambesc comme partout en France.

Quels qu’aient été nos choix durant la campagne, il était clair dès le départ que toutes et tous, nous nous retrouverions dès le 16 octobre autour du vainqueur des urnes, pour engager la véritable bataille face à l’UMP et Nicolas Sarkozy.

Autour de notre candidat François Hollande, de notre première secrétaire Martine Aubry, nous sommes prêts pour l’alternance, prêts à engager nos forces pour retrouver la France que nous aimons, celle de la solidarité, celle de la croissance et de l’emploi, celle du respect et le l’égalité.

Les primaires n’étaient qu’une étape, la mobilisation continue. L’enjeu c’est maintenant que chacun, militant, sympathisant ou simple citoyen, s’engage pour faire gagner François Hollande le 6 mai 2012.

Vous pouvez bien sûr compter sur la détermination des militants du Parti Socialiste de Lambesc pour poursuivre l’action et la mobilisation jusqu’à la victoire.

Dans ce cadre, nous vous donnons rendez vous très prochainement, pour des réunions d’échanges sur l’organisation et l’implication de chacun dans les campagnes électorales.

Au nom de la Section du Parti Socialiste de Lambesc,

Bernard Veyrunes,
Président du bureau de vote primaire à Lambesc

 

 

 

Le sénat passe à gauche

mercredi 14 décembre 2011

Pour la première fois depuis 1958, le Sénat passe à gauche.

Lors du dernier renouvellement partiel, le 25 septembre 2011, le Sénat a basculé à gauche. Avec 177 sièges sur 348, celle-ci détient désormais la majorité absolue à la chambre haute. C’est une première dans l’histoire de la V° République. Le scrutin visait à renouveler la moitié des sièges, soit 170 en tout, dans 43 départements. À cela, il convient d’ajouter 6 sièges pour les Français de l’étranger.

Dès sa première réunion, le 1er octobre, le Sénat ainsi renouvelé a élu son nouveau Président : Jean-Pierre Bel, sénateur de l’Ariège, premier socialiste à siéger sur le « plateau », devient à 59 ans le deuxième personnage de l’État.

Les retombées politiques de cet événement, que l’on peut qualifier d’historique, sont considérables. Même si le Sénat dispose, de par la Constitution, de moins de pouvoirs que l’Assemblée nationale, ce « tsunami politique » lui offre des possibilités d’agir sur la politique du pays, soit à travers les pouvoirs propres de son Président, soit à travers les pouvoirs de l’assemblée elle-même.

S’agissant des pouvoirs propres du Président du Sénat, ce dernier doit assurer l’intérim du Président de la République en cas de vacance ou d’empêchement dûment constaté par le Conseil constitutionnel (art. 7 al. 4). Il exerce un pouvoir consultatif, le chef de l’Etat doit le consulter pour la dissolution de l’Assemblée nationale (art. 12), ainsi que pour la mise en œuvre des pouvoirs exceptionnels (art. 16). Ensuite, il détient un pouvoir de nomination à de nombreux postes importants : Conseil constitutionnel (un mandat arrivera à terme en 2013), Conseil supérieur de la magistrature, autorités administratives indépendantes (Conseil supérieur de l’audiovisuel, Commission informatique et libertés, Autorité de régulation des communications électroniques et postales, Autorité de sûreté nucléaire, Hadopi, etc.). Il peut saisir à titre personnel le Conseil constitutionnel (art. 61 al. 2), il peut saisir pour avis le Conseil économique, social et environnemental, il peut soumettre une proposition de loi au Conseil d’Etat sauf opposition du sénateur auteur de la proposition (art. 39 al. 5), il peut opposer l’irrecevabilité d’une proposition de loi ou d’amendement qui relèverait du domaine réglementaire (art. 41), il peut conjointement avec le Président de l’Assemblée nationale, demander la réunion d’une commission mixte paritaire, donc bloquer un projet ou une proposition de loi émanant de l’actuelle majorité (art. 45 al. 2).

S’agissant des pouvoirs du Sénat en tant qu’assemblée, rappelons qu’en matière de révision constitutionnelle, tout projet ou proposition de révision doit être voté par les deux assemblées en termes identiques. Ce qui signifie, dans l’immédiat, que la réforme relative à la « règle d’or » chère à Nicolas Sarkozy est d’ores et déjà enterrée. Ensuite, le Sénat dispose de prérogatives en matière de loi ordinaire : faire adopter une proposition de loi, retarder les projets ou propositions de loi déposés par la droite. En matière budgétaire, il peut déposer un contre-projet de loi de Finances (un contre-projet à celui du gouvernement est actuellement en cours, initié par Nicole BRICQ, sénatrice PS du Val de Marne). Si l’Assemblée nationale a le dernier mot en matière de loi de Finances, le Sénat dispose du même pouvoir en matière de textes sur les collectivités territoriales (important dans l’hypothèse où la réforme sur les conseillers territoriaux viendrait à être remise en cause). En matière de nomination, le Sénat (comme l’Assemblée nationale) peut faire échec dans certaines conditions aux nominations effectuées par le chef de l’Etat aux emplois présentant une importance particulière au regard des droits et libertés ou de la vie économique de la nation (art. 13 al. 4). Enfin, en matière de loi organique, celles relatives au Sénat doivent être votées en termes identiques par les deux assemblées. Concernant l’Union européenne, le Sénat (ainsi que l’Assemblée nationale) a la faculté de peser sur l’adhésion d’un nouveau membre en approuvant à la majorité des 3/5, un projet de loi relatif à l’adhésion d’un État (art. 88-5), lorsque ce projet n’est pas soumis au référendum.

Enfin, rappelons que le Sénat est représenté dans de nombreux organismes ou autorités administratives indépendantes : Commission nationale consultative des droits de l’homme, Commission du secret défense, Commission informatique et libertés, etc.

Autant de points de rééquilibrage politique en faveur de la gauche qui constitueront, sans nul doute, un sérieux atout pour le prochain Président de la République, s’il est socialiste. Après les présidentielles de 2012 et à la faveur de l’état de grâce, les législatives pourraient consacrer un basculement de la majorité à l’Assemblée nationale. Dans le contexte de crise que traverse la France, le futur chef de l’Etat devra pouvoir compter sur l’appui des assemblés parlementaires afin de mener à bien son programme de réformes.