Pour un vrai plan de relance

lundi 30 mars 2009

 Le contreplan de relance des socialistes de 60 milliards d’euros, soit 3% du PIB comme le préconise le FMI, présenté par Martine AUBRY a le mérite de prendre en compte la situation des français en difficulté. Il consacre une part conséquente à l’investissement indispensable, et n’oublie pas l’immédiat avec une relance adaptée de la consommation.

La suppression du paquet fiscal financerait l’essentiel de ce plan prévoyant notamment :

· La baisse du taux de la TVA, permettant d’augmenter la consommation des ménages et de relancer l’économie puisque 75% de la production française est écoulée sur le marché intérieur.

· Un plan de construction de 300 000 logements sociaux par an.

· L’augmentation du SMIC et des minima sociaux , majoration des allocations familiales.

· Le rétablissement d’ emplois  supprimés dans la fonction publique.

· La création d’un nouveau programme de type « emploi jeunes » et d’une aide à la recherche du 1er emploi pour les moins de 26 ans.

Ce plan de relance s’inscrit dans une logique prenant en compte les souffrances de nos concitoyens les plus touchés mais il faut aller plus loin en matière de reformes économiques et sociales.  

Un président omniprésent !

jeudi 11 octobre 2007

Depuis plus de cent jours, le tintamarre médiatique autour de notre nouveau président, « OMNI présent » ou « OMNI PRESIDENT » ne faiblit pas.

Pendant ses vacances, certains auraient pu penser qu’il serait un peu moins présent, C’EST RATE! Nous avons même appris qu’il avait préféré les « hotdogs » et les « hamburgers » aux homards. Voilà un président près du peuple… américain, bien sûr!

Faisons abstraction des louanges tapageurs et incessants des media, analysons les actions de notre président, et cherchons la cohérence de l’action ! Quelques exemples :

 

LE GOUVERNEMENT (I)

Quelques socialistes et apparentés font leur entrée dans des commissions diverses (TVA dite sociale, Blocages français, Reforme de la constitution, revalorisation du métier d’enseignant) pour cautionner l’ouverture et la rupture.

Le dindon de la farce est certainement le ministre des affaires étrangères. Voilà du concret ! Lors de son premier voyage en IRAK il propose de changer le premier ministre au motif que celui-ci n’a pas réussi à lutter contre le terrorisme, comme l’avait fait avant lui son homologue des USA, Mme Condoleezza RICE. Lui, a dû s’excuser.

De la même manière, l’affaire des infirmières bulgares a été montée sans lui (dans son dos ?) par l’Elysée. A quoi sert un ministre s’il n’a aucun pouvoir ?

LES IMPOTS.

Le bouclier fiscal qui supprime de fait l’ISF a été adopté sans problème, ce qui coûtera 13 milliards € en année pleine.

La déduction des impôts d’une partie des intérêts pour ceux qui avaient acheté leur résidence principale depuis cinq ans, « promesse phare » du candidat Sarkozy, a été refusée par le conseil constitutionnel pour deux raisons :

La loi rétroactive est non conforme à la constitution.

La mesure est trop chère par rapport aux bénéfices escomptés sur la croissance.

Qui croira que le candidat (maintenant HYPERPRESIDENT), avocat de métier, ignorait que cette promesse n’était pas tenable ?

 

LE POUVOIR D’ACHAT ET LE SOCIAL.

M Martin Hirsh, « Commissaire aux affaires sociales », a été autorisé à tester sur quelques départements son allocation permettant de passer du RMI au travail peu payé sans être perdant. Cette mesure d’un coût de 200 millions € n’a pas gêné le Conseil Constitutionnel. Ouf !

Monsieur le PRESIDENT a fait un beau discours devant l’assemblée du MEDEF qui ressemblait beaucoup à un discours de campagne : aucune mesure concrète à part sur l’aide à la recherche. Pour le reste, il a une nouvelle fois fait l’éloge de la rupture, sans en préciser le contenu.

Il a bien sûr critiqué les 35 heures (pourquoi ne propose-t-il toujours pas une loi pour les supprimer ?), promu le contrat de travail unique et défendu son idée de travailler plus pour gagner plus (qui a compris ce que cela voulait dire, finalement ?).

Mais pas un mot sur une éventuelle réévaluation des salaires qui perdent toujours du terrain par rapport à la rémunération du capital.

LE GOUVERNEMENT (II)

Madame Lagarde, ministre de l’économie, a annoncé un plan de rigueur pour la fonction publique. Il y a des mots tabous… Dès le lendemain M. GUEANT, Secrétaire général de l’Élysée, que certains journalistes appellent la DOUBLURE, a démenti la ministre en parlant de « plan de revalorisation de la fonction publique ». C’est sûr, ça sonne mieux !

Notre premier ministre (eh oui il existe !) a emboîté le pas du Secrétaire général en désavouant sa ministre.

Lorsqu’il était candidat, le président avait promis un gouvernement resserré, la transparence… Personne ne sait qui fait quoi à part le président qui fait tout ! D’ailleurs le torchon brûle dans ce gouvernement où, comme l’a fait comprendre Rama YADE, personne n’a rien à faire du Premier ministre du moment que le président ne dit rien. Bel esprit d’équipe.

Dernière volte-face, il favorise la fusion GDF/SUEZ alors qu’il avait promis lorsqu’il était ministre de l’économie que l’Etat resterait largement majoritaire (70 % minimum) dans le capital d’EDF et celui de GDF.

Justice :

Un homme est condamné à une peine plancher de 3 ans ferme pour avoir volé 20€, et pendant ce temps, Nicolas SARKOZY promet une dépénalisation pour les délits économiques, et son ministre Mr Hortefeux tance les préfets qui n’atteignent pas leur quotas d’expulsions.

Nous resterons vigilants et nous continuerons de travailler à une opposition réaliste et porteuse d’espoir. La France en a bien besoin !